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dimanche, juin 1 2008

Stages arts internes - Paris le 15&16 mars 2008

Deux mois et demi après la tenue de ce stage, je me décide enfin à vous en parler ... Mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ?

Premièrement, il ne s'agissait nullement d'un stage de bagua (:s) mais d'un stage d'arts internes à l'intention des pratiquants déjà un minimum avancé (pas de débutant quoi !).

Arts internes oui mais lesquels ?! Tout simplement, les trois arts "majeurs" : le Taichi, le Xing-yi et le Bagua.

Dans la pratique, nous avons particulièrement insisté sur le Taiji et le Bagua, avec une nette prédominance pour le 1er art d'ailleurs. :)

Mais, qu'importe, dans les arts internes, les techniques ne sont rien, seule la pratique, la sensibilité et le "modelage" du corps sont importants.

Si j'avais compris ce concept jusqu'alors, je ne l'avais jamais ressenti aussi charnellement que cette fois-ci. Les arts internes ne sont pas un enchaînement chorégraphié de frappes, esquives et contre-attaques mais un apprentissage du mouvement, une façon d'apprivoiser son corps et sa sensibilité. Pas simplement pour se battre comme des chiffoniers - fussent-ils chinois - mais pour préserver ... préserver sa vie, sa santé, sa famille ... protéger.

En art interne, on ne pare jamais violemment une attaque, on l'accompagne, on caresse pour sentir la force et l'amener là où elle ne nous provoquera aucun tort.

C'est ainsi que l'on peut voir un maître mettre au sol un professeur expérimenté, sans violence, sans voir la force qui met au sol.

De la même façon, j'ai ressenti cette force qui se pose tout doucement mais inexorablement sur vous et qui vous cloue au sol. Je remercie Marc d'ailleurs pour son accompagnement durant ce week-end, pour ces "leçons" jamais magistrales, toujours précises.

Puisque j'en suis aux remerciements, merci à tous ceux que j'ai eu la chance de croiser durant ces deux jours :

  • Maître Kunlin, généreux et plein de joie dans la transmission de son savoir,
  • Cathy, notre cher professeur émerite qui nous guide depuis 3 ans et plus,
  • Marc, cité plus haut,
  • Seb et Alexandre, camarades de club trop heureux d'avoir participer à ce stage,
  • Anne, Stéphane et tous les autres dont malheureusement j'ai oublié le prénom :p

Si les arts internes m'ont appris une chose, c'est, quand vous êtes en haut de la montagne, de ne pas hésiter à reculer de quelques pas pour voir combien le paysage est grandiose ! :)

vendredi, mars 31 2006

Le Youshen Bagua Zhang de Kunlin Zhang

« Se déplacer comme un dragon, tourner comme un singe, changer de posture comme un aigle. »

Il y a maintenant plus d'un an, mon frère et moi découvrions le Youshen Bagua Zhang grâce à l'arrivée dans notre salle de Catherine Bousquet, premier disciple occidental de Kunlin Zhang, maître chinois d'une forme dite du "corps souple" de l'art du Bagua Zhang. Difficile d'accès aux premiers abords, le bagua nous a très vite passionné parce que c'est à la fois une forme martiale vraiment à part mais aussi un art interne qui apporte beaucoup physiquement et mentalement.

Le Bagua Zhang s'il est le deuxième art interne le plus populaire en Chine après le Taï-Chi est méconnu en Occident. La forme Youshen encore plus ! Il est donc très difficile de trouver des informations ailleurs que dans un club ...

Ce que je peux en dire du haut de ma toute toute petite pratique ...

D'abord que le Bagua n'a rien à voir avec le Karaté... Ce n'est pas non plus du "Kung-Fu"... Je pense qu'il ressemble un petit peu à de l'Aïkido, ce qui paraît logique quand on sait que maître Ueshiba (l'inventeur de ce dernier) s'est beaucoup inspiré du bagua !

Le Bagua n'est pas un style de combat direct et dur comme la boxe, le karaté, le kick-boxing. Il est plus proche de l'art de la guérilla que de l'art de la guerre. En Bagua, on ne s'oppose pas aux forces adverses, on "coule" comme l'eau, sans laisser de prise à la force de l'adversaire et en restant toujours capable de glisser sur lui pour le toucher sans s'opposer à lui.

C'est un art assez "féminin" pour les occidentaux que nous sommes. Les premiers cours ont d'ailleurs dégoûté beaucoup de participants du fait de leurs côtés danse martiale.

Inventé par Dong Hai Chuan au 19ème siècle, le Bagua est à la fois un art récent et millénaire puisque reposant sur les principes du Taoïsme. Son inventeur a toujours visé l'efficacité, contre plus grand et plus fort que soi. On vise donc en permanence à ne jamais contrer la force de son adversaire (normal il est plus costaud), à esquiver, vriller, visser puis contrer en visant des points vitaux ou faibles (les articulations par exemple).



Tous nos remerciements à Cathy pour son enseignement et sa disponibilité !