Docsmartinez

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - déchets

Fil des billets

mardi, mars 29 2011

Fukushima au Blayais

Juste pour se donner une idée : le même accident au Blayais qu'à Fukushima et c'est la contamination d'un territoire dont les frontières sont définies par Biscarosse/Marmande/Périgueux/La Rochelle, soit 6% du territoire métropolitain pollué pour des dizaines d'années et incapable de produire nourriture et logement aux autochtones.

Fukushima au Blayais ?!

«Il n'est pas du tout étonnant qu'on trouve des contaminations bien au delà d'un rayon de 100 km», précise André-Claude Lacoste, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, selon qui la contamination va s'étendre sur «des zones considérables». Il ajoute que «la gestion des territoires contaminés va prendre des années sinon des décennies». 

jeudi, novembre 19 2009

AJOUT de SUBSTANCES RADIOACTIVES dans les BIENS DE CONSOMMATION et les MATERIAUX DE CONSTRUCTION

Jusqu'à présent, il faut l'avouer, on retrouvait, par erreur, un peu de tout dans les matériaux de construction, depuis les déchets d'hydrocarbures jusqu'au déchets radioactifs.

Mais depuis l'arrêté interministériel du 5 mai 2009, l'ajout de substances radioactives est autorisé de façon légale, on pourra donc en ajouter délibérément et plus par erreur, quoiqu'en pense l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Si cet état de fait vous déplaît, vous pouvez soutenir la CRIIRAD qui se mobilise pour l'abrogation de ce texte de loi.

samedi, août 30 2008

Y'a pas que le réchauffement climatique

Le CO2 devient l'indicateur environnemental souverain alors que d'autres problématiques existent toujours !

Par exemple, n'oublions pas qu'en l'état actuel des choses, aucune solution durable n'a été trouvée pour le traitement et la gestion des déchets radioactifs. Aussi, dans une philosophie de diminution globale de notre impact environnemental, nous devrions limiter leur production. Il est donc intéressant, même si cela ne constitue pas un cadre réglementaire, à ce jour, de sensibiliser les professionnels du bâtiment aux conséquences de l'usage d'électricité en France.

Nous proposons, chez Enerco Conseils, une "étiquette Déchets Radioactifs" pour pouvoir comparer les bâtiments entre eux :

À l'heure où l'on prévoit un amendement pour favoriser le nucléaire, il me semble essentiel d'évoquer cette thématique !

Le succès de la REVA, les 400 millions promis pour le plan véhicules propres de Nicolas Sarkozy, l'alliance Renault/EDF, etc.... Notre envie folle de mobilité fait qu'un tel indicateur va aussi devenir pertinent dans le domaine du transport !

D'une économie tout carbone sur laquelle repose actuellement le secteur résidentiel comme les transports, allons-nous, sans culapabilité, passer à une économie tout nucléaire, au motif qu'elle ne réchauffe pas la planète ?!

dimanche, février 18 2007

À propos du tri sélectif...

À l'occasion d'un exposé de mon amie, je me suis penché, pour la première fois ou presque, sur la problématique des déchets. J'avoue que c'est un sujet sur lequel j'ai toujours été somme toute assez inculte. Sans doute parce que j'ai toujours pensé qu'il y avait suffisamment de choses à savoir dans le domaine de l'énergie. :(

Voici, après quelques recherches, ce que j'ai retenu, et ce qu'il me semble important. Eugène Poubelle

La première chose qui m'ait frappé c'est que si actuellement la collecte sélective nous semble une façon de faire particulièrement moderne, l'inventeur de la poubelle en est l'instigateur dès 1884 ! Dès la fin du 19ème siècle,  il prévoyait trois boîtes à déchets : une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons et une dernière pour le verre, la faïence ou les coquilles d'huîtres !

Et nous qui pensions avoir réinventé la roue ...

Mais pourquoi diable trions-nous nos déchets ? Trois raisons à cela :
  •  la préservation de notre environnement,
Trier nos déchets permet de réaliser des économies d’énergie et de ressources naturelles précieuses (pétrole, bois, minerai de fer, etc.). La collecte sélective permet également de diminuer les pollutions (air, eau, sols).
  •  l'accroissement du volume des déchets,
Nous produisons toujours plus de déchets : en 40 ans, la quantité de déchets produite par habitant est passée de 200 à plus de 400kg/an. La part des emballages a doublé et celle des plastiques a été multipliée par dix.
  •  la maîtrise des coûts de leur élimination.
L'augmentation des quantités de déchets, leur nature de plus en plus diverses contraignent à des traitements de plus en plus coûteux. Les dépenses liées à la mise en place de la collecte sélective sont compensées par la réduction du volume d’ordures ménagères à enfouir et par les recettes versées par les partenaires et repreneurs de matériaux.

une poubelle moyenneMaintenant, intéressons-nous à ce que contiennent nos poubelles ?
  •  emballages en papier/carton : 14%
  •  emballages en verre : 7%
  •  emballages en plastique : 26%
  •  emballages métalliques : 4%
  •  magazines, journaux, prospectus : 9%
  •  déchets putrescibles : 16%
  •  divers : 24%

Voilà un fait marquant : 60% du volume de notre poubelle est constitué d'emballages, ce qui rend le tri des déchets on ne peut plus fondé !

Mais attention le tri comme la valorisation énergétique de nos déchets ne sont pas sans inconvénient ! Ils impliquent l'un comme l'autre des rejets de gaz à effet de serre (vous savez le truc "à la mode" qui réchauffe le climat) que l'on estime à 200kg éq. CO2 pour la gestion des 400kg de déchets que chaque Français produit par an. Il ne suffit donc pas de trier mais il est également essentiel de diminuer la masse de ces déchets ! C'est pourquoi certains pays comme la Belgique ou la Suisse appliquent une taxe ordures proportionnelles au poids des déchets dont vous êtes responsables. Là encore, les effets pervers ne doivent pas être ignorés (retour des décharges sauvages et autre "tricheries").

En Allemagne, une solution proposée est le retour de la consigne pour les bouteilles qui lui donnent plusieurs vie avant de finir dans la poubelle (du tri sélectif évidemment).

compostageEnfin, un dernier fait m'a particulièrement marqué et m'a convaincu d'agir à mon petit niveau. En masse, nos poubelles sont particulièrement alourdies par les déchets dits fermentescibles (les végétaux, les épluchures, les déchets de cuisine). Le compostage permet d'alléger la pesée de déchets d'un tiers. Le compost a de nombreuses qualités : il permet d'éviter les émissions d'une importante quantité de GES (dues à la gestion des déchets), il ne dégage lui-même aucun GES et a des vertus évidentes pour votre jardin (en tant que paillage ou engrais naturel). J'invite mes compatriotes landais à consulter le Guide du Compostage qu'édite le Conseil Général. Il est fort bien fait. Il est rare que je fasse un compliment dans la rubrique "Sciences & Environnement" de mon blog, mais j'en adresse un au conseil général des Landes pour ses initiatives dans le domaine des déchets ! Bravo !

Enfin, outre les bénéfices déjà annoncés en terme d'amélioration de la qualité environnementale, de préservation des ressources naturelles, la collecte sélective comme le compostage permette de responsabiliser le citoyen et démontre que même un petit geste peut avoir d'importantes conséquences !

Face à la problématique du réchauffement climatique et de la crise énergétique, nous pouvons penser que cet éveil des consciences est important et pourrait avoir des conséquences positives voire salutaires.

engagement